Idéalisme selon Kant
Je me suis (assez malheureusement) reconnu dans le passage de Kant que voici, tiré d'une leçon du maître intitulée "sur la différence de la sensibilité et sur son rapport à l'entendement", tiré du recueil "Sur la différence des sexes et autres essais" aux éditions payot & rivages :
Ce concept parfait d'une chose est l'idée, et si l'on imagine une image conforme à cette idée, c'est un idéal. Parce que cette idée est le modèle de la perfection, elle va nous plaire à tel point que nous serons conduits à croire que cela peut réellement avoir lieu dans le monde. Ainsi chacun a-t-il en tête une idée de l'amitié dans toute sa pureté, bien qu'elle ne se rencontre nulle part au monde. On peut juger de toute amitié d'après cette idée. Mais celui qui la réalise, qui attend qu'elle ait réellement lieu dans le monde, et même à un degré d'intensité comme il l'imagine dans sa tête, celui-là connaît l'enthousiasme de l'amitié. Ainsi existe-t-il un enthousiasme du patriotisme, où l'on se fait un idéal de parfaite union de la société civile pour le bien général de la société civilie toute entière; quand avec affect on adopte cet idéal, qui ne peut toutefois être atteint, on est enthousiaste. Un tel enthousiasme se livre à de grands excès, si bien que l'individu enthousiasmé par cette idée sacrifiera tant l'amitié que les liens naturels, et tout le reste.
Si alors un tel idéal n'est pas atteint, ce genre d'enthousiasme fera des misanthropes. Le misanthrope fuit les hommes non par mauvaise intention comme s'il ne pouvait les souffrir, mais parce qu'il ne trouve nulle part des gens tels qu'il voudrait, des gens reconnaissants, bienveillants à l'endroit de l'espèce humaine tout entière. C'est un fantasque vertueux, il poursuit l'idéal avec affect. Cet idéal peut sans doute servir de règle et de critère de jugement, mais il ne peut être atteint réellement. De tels enthousiastes ne sont pas de méchants hommes, au contraire, ils se trouvent emplis de principes de bienveillance à l'égard de tout le genre humain, et du fait qu'ils ne peuvent rencontrer rien de semblable, ils deviennent misanthropes, par exemple Rousseau, et on les tient pour fous d'avoir de tels principes qui les exposent au jugement d'autrui.
Ce concept parfait d'une chose est l'idée, et si l'on imagine une image conforme à cette idée, c'est un idéal. Parce que cette idée est le modèle de la perfection, elle va nous plaire à tel point que nous serons conduits à croire que cela peut réellement avoir lieu dans le monde. Ainsi chacun a-t-il en tête une idée de l'amitié dans toute sa pureté, bien qu'elle ne se rencontre nulle part au monde. On peut juger de toute amitié d'après cette idée. Mais celui qui la réalise, qui attend qu'elle ait réellement lieu dans le monde, et même à un degré d'intensité comme il l'imagine dans sa tête, celui-là connaît l'enthousiasme de l'amitié. Ainsi existe-t-il un enthousiasme du patriotisme, où l'on se fait un idéal de parfaite union de la société civile pour le bien général de la société civilie toute entière; quand avec affect on adopte cet idéal, qui ne peut toutefois être atteint, on est enthousiaste. Un tel enthousiasme se livre à de grands excès, si bien que l'individu enthousiasmé par cette idée sacrifiera tant l'amitié que les liens naturels, et tout le reste.
Si alors un tel idéal n'est pas atteint, ce genre d'enthousiasme fera des misanthropes. Le misanthrope fuit les hommes non par mauvaise intention comme s'il ne pouvait les souffrir, mais parce qu'il ne trouve nulle part des gens tels qu'il voudrait, des gens reconnaissants, bienveillants à l'endroit de l'espèce humaine tout entière. C'est un fantasque vertueux, il poursuit l'idéal avec affect. Cet idéal peut sans doute servir de règle et de critère de jugement, mais il ne peut être atteint réellement. De tels enthousiastes ne sont pas de méchants hommes, au contraire, ils se trouvent emplis de principes de bienveillance à l'égard de tout le genre humain, et du fait qu'ils ne peuvent rencontrer rien de semblable, ils deviennent misanthropes, par exemple Rousseau, et on les tient pour fous d'avoir de tels principes qui les exposent au jugement d'autrui.
6 Commentaires
Rien à voir avec ce post, mais je viens d'écouter la radio courants d'ere 2 du Lundi 6 décembre 2005... Et là... mdr !! Trop excellent la méga boulette !!! Il a du passer un sacré anniversaire le Pascal !
Et je suis pas sure que le Pascal reste fidèle à 100% après ça ! (déjà qu'il arrive pas à rester fidèle à sa femme !) ^^'
Ahah je m'en souvenais pas. Moi je me souvenais d'un mec qui fait une blague à sa copine en lui disant qu'il la trompe à la radio et elle lui avoue qu'elle aussi... xD
Comme quoi on retient que ce qui nous arrange^^'
Ahh ça devait valoir son pesant d'or aussi... Où est-ce qu'on peut l'écouter celui-là d'extrait ?? Comme quoi les dédicaces à la radio, il faut mieux s'en abstenir ! ^^'
C'est qu'un souvenir, je crois même l'avoir entendu en direct. En même temps en plus de 10 ans d'écoutes de radios libre, j'en avais entendu des glauqueries... Mais bon côté comédie humaine, celle-là était assez sympa. Et je cite Mel Brooks : "Tragedy is when I cut my finger. Comedy is when you walk into an open sewer and die".
Oui c'est vrai, c'est toujours plus drôle quand ça arrive aux autres qu'à soi-même ! En même temps c'est le propre de l'homme de rire de son prochain ;)
"Ne pas rire de son précédent, c'est se priver de la moitié de son cynisme".
Lu à la radio.
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