Etude des extermums de b(x) sur R+
On procedera a l'approximation suivante : tenter d'isoler un maximum de composantes distinctes dans les dimensions de l'ame humaine et projeter la fonction sur chacune d'entre elles.
- Surprise : Il parrait que ca arrive souvent, les personnes concernees ne se rendent pas compte de ce qui est evident aux yeux du reste du monde. Et pourtant oui, j'ai passe un reveillon avec elle, elle y a pleure dans mes bras, on a dormi main dans la main, elle m'a raccompagne chez moi au petit matin... Et on ne s'est plus revu pendant plus de 8 mois. Puis je l'ai vue a la plage, joue avec elle dans l'eau, attire tous les regards... Et plus revue pendant un mois. Passe la soiree chez elle, refuse de me faire raccompagner par la derniere personne... Plus revue pendant un mois. Passe une soiree chez moi avec elle, regarde deux films vautres l'un sur l'autre dans le canape, toutes lumieres etteintes, passe un bon quart d'heure sans rien dire en regardant le menu du DVD passer en boucle... Et pourtant, aussi incroyable que ca puisse paraitre, quand Delphine s'est retournee pour m'embrasser... Je suis tombe des nues.
- Regret : directement lie au precedent. Par mon inexperience, mon manque d'assurance et d'optimisme et par que sais-je encore, j'ai tour a tour manque de connaitre son pere, d'etre la pour la reconforter de sa mort tragique, d'etre son premier amour et d'etre son premier amant.
- Désir : habillee, nue, en reves, en chairs et en os, en souvenir, en photos, certainement pas l'egale de n'importe quelle fille au corps parfait, mais elle etait mienne et ca change beaucoup de choses.
- Peur : Delphine a eu une crise de spasmes un soir ou l'on avait finit de dinner en amoureux dans le salon de l'appartement de sa mere. On pouvait lire sur son visage une vive douleur qui lui donnait envie de ne pas meme essayer de respirer, ce qui bien sur n'etait pas possible alors elle haletait, avec chaque spasme son visage se deformant jusqu'a m'evoquer des visions fantomatiques. Ca a du durer une trentaine de secondes, peut-etre une minute, et je suis sur d'une chose, je n'ai pas bouge. J'ai juste jete un rapide coup d'oeuil a la fenetre de derriere et pendant qu'elle souffrait, moi, terrorise, je me suis imagine me jeter en courant vers cette fenetre et sauter du 6eme etage si elle venait a mourir la sous mes yeux.
- Haine : Il n'arretait pas de lui dire qu'il l'aimait et qu'elle devait partir avec lui. Elle me disait qu'il etait juste un pote mais que ca faisait marrant de se faire faire la cours et de decouvrir quelqu'un, presque flirter. Elle m'a demande si je voulais qu'elle arrete de lui parler et j'ai repondu que tant qu'elle etait clair avec lui ca allait. Elle a ensuite pretendu qu'elle ne lui parlait plus. Jusqu'au jour ou j'ai appris que c'etait faux. J'ai essaye d'aller a table, mais je tremblais et tout le monde se rendait compte que ca n'allait pas. Je me suis leve et je suis sorti dans le jardin ou il restait un petit chantier. Et j'ai detruit un mur avec une masse.
- Tristesse : elle m'a trompe avec un autre mec la St Valentin suivante (apres tout c'etait sa fete), puis une autre fois apres etre revenu avec mois un mois ou deux apres. Puis apres m'avoir dit oui et non une dizaine de fois, elle est parti avec la personne que j'avais detruite a la masse. Je me suis refait le film des centaines de fois avant de me resigner a mettre mon reveil a 5h un matin, me preparer, faire une lettre d'adieu et aller me jeter d'une falaise.
- Remors : je l'ai torturee. Et je ne suis pas trop mauvais a ce jeu la, j'ai voulu la faire souffrire et j'y suis arrive puisqu'elle refuse d'avoir le moindre contact avec moi depuis. Mon regret c'est que le seul souvenir de sa voix, c'est ce moment dechirant ou elle s'est mise a pleurer d'une facon tellement sonore et morbidement melodique que j'ai perdu tous mes moyens. Et a vrai dire je crois realiser a l'instant meme ou j'ecris ces lignes que je la torturais bien a la minute qui precedait, mais en realite je venais d'evoquer les enfant qu'on prevoyait d'avoir, quand elle a eclate en sanglots.
- Bonheur : je n'ai jamais pleure de bonheur. Mais s'il y a bien une fois ou j'en ai ete proche, c'est cette nuit ou elle dormait dans son petit lit d'enfant et moi dans celui de sa soeur qui avait depuis deux ans quitte la maison et qu'on avait rapproche pour pouvoir s'etreindre tendrement pendant une bonne partie de la nuit avant que doive rentrer chez mes parents. Elle dormait et j'admirais son visage d'enfant de suffisemment pres pour pouvoir sentir son souffle. Elle dormait quand je me suis approche pour lui sussurer a l'oreille que je l'aimais. Elle dormait et pourtant elle a sourit.
2 Commentaires
Ouais nan allez, c'est bon, le blanc me déprime mais le noir me donne envie de me trancher les veines. Jvais me coucher
Oh mais quoi je faisais que me rememorer quelques instants marquant d'il y a quelques annees^^'
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