lundi, février 19, 2007

(in)certitude(s)

Il n'est pas nouveau que je pense que cette société est dominée par la peur. Je repense au passage que j'ai ce petit respect pour les criminels (éclipsée par mon mépris bien plus grand) inspiré du fait qu'ils sont parfois courageux de faire ce qu'ils font (et parfois lâches, peut-être même en même temps).

Et comment pallier la peur de l'avenir ? La peur de mourir, la peur d'être seul ?
En inventant Dieu et l'Amour bien sur ! Comme par hasard on dit après que Dieu est Amour.
Frédéric Beigbeder à dit que "Dans l'amour il y a 90% de curiosité contre seulement 10% de peur de mourir abandonné comme une vieille merde."

Ce n'est qu'une illustration et je serais à la fois plus et moins optimiste que lui.
Je ne crois ni en Dieu ni en l'Amour. J'apprecie à leur juste valeur la charité, la bienveillance, la solidarité, ainsi que la tendresse, la passion, l'envie de rester auprès de quelqu'un.
Mais je ne crois qu'en une seule chose et je n'ai qu'un seul maître, moi-même.

D'après ce que j'en sais, ça fait de moi la définition d'un sataniste. Ca m'amuse.

jeudi, février 15, 2007

Ah mais...

Qu'est-ce que vous voulez que je dise de plus.

mardi, février 13, 2007

Ca me poursuit

« Cette "audace" des races nobles, audace folle, absurde, spontanée ; la nature même de leurs entreprises, imprévues et invraisemblables - Périclès célèbre surtout la ῥαθυμία des Athéniens - ; leur indifférence et leur mépris pour toutes les sécurités du corps, pour la vie, le bien-être ; la gaieté terrible et la joie profonde qu'ils goûtent à toute destruction, à toutes les voluptés de la victoire et de la cruauté : - tout cela se résumait pour ceux qui en étaient les victimes, dans l'image du "barbare", de "l'ennemi méchant", de quelque chose comme le "Vandale". »
Friedrich Nietzsche, Généalogie de la morale, I, §11.

« Le beau est imprenable pour toute volonté violente. [...] Et je n'exige la beauté de personne comme de toi, homme violent : que ta bonté soit la dernière de tes victoires sur toi-même. [...] Car ceci est le secret de l'âme : c'est seulement quand le héros l'a quittée que s'approche d'elle en silence — le surhéros. — »
Friedrich Nietzsche, Z., II, « Des hommes supérieurs. »

« Lorsque les opprimés, les écrasés, les asservis, sous l'empire de la ruse vindicative de l'impuissance, se mettent à dire : « Soyons le contraire des méchants, c'est-à-dire bons ! Est bon quiconque ne fait violence à personne, quiconque n'offense, ni n'attaque, n'use pas de représailles et laisse à Dieu le soin de la vengeance, quiconque se tient caché comme nous, évite la rencontre du mal et du reste attend peu de chose de la vie, comme nous, les patients, les humbles et les justes. »- Tout cela veut dire en somme, à l'écouter froidement et sans parti pris : « Nous, les faibles, nous sommes décidément faibles ; nous ferons donc bien de ne rien faire de tout ce pour quoi nous ne sommes pas assez forts. » - Mais cette constatation amère, cette prudence de qualité très inférieure que possède même l'insecte (qui, en cas de grand danger, fait le mort, pour ne rien faire de trop), grâce à ce faux monnayage, à cette impuissante duperie de soi, a pris les dehors pompeux de la vertu qui sait attendre, qui renonce et qui se tait, comme si la faiblesse même du faible - c'est-à-dire son essence, son activité, toute sa réalité unique, inévitable et indélébile - était un accomplissement libre, quelque chose de volontairement choisi, un acte de mérite. Cette espèce d'homme a un besoin de foi au « sujet » neutre, doué du libre arbitre, et cela par un instinct de conservation personnelle, d'affirmation de soi, par quoi tout mensonge cherche d'ordinaire à se justifier. »
Friedrich Nietzsche, Généalogie de la morale, I, §13.

« La révolte des esclaves dans la morale commence lorsque le ressentiment lui-même devient créateur et enfante des valeurs : le ressentiment de ces êtres, à qui la vraie réaction, celle de l'action, est interdite et qui ne trouvent de compensation que dans une vengeance imaginaire. Tandis que toute morale aristocratique naît d'une triomphale affirmation d'elle-même, la morale des esclaves oppose dès l'abord un « non » à ce qui ne fait pas partie d'elle-même, à ce qui est « différent » d'elle, à ce qui est son « non-moi » : et ce non est son acte créateur. Ce renversement du coup d'œil appréciateur - ce point de vue nécessairement inspiré du monde extérieur au lieu de reposer sur soi-même - appartient en propre au ressentiment : la morale des esclaves a toujours et avant tout besoin, pour prendre naissance, d'un monde opposé et extérieur : il lui faut, pour parler physiologiquement, des stimulants extérieurs pour agir ; son action est foncièrement une réaction. »
Friedrich Nietzsche, Généalogie de la morale, I, §10.

jeudi, février 08, 2007

Lucidité ?

A l'approche de mon jour favoris de l'année, j'envisage qu'il puisse être encore meilleur que celui de l'an passé, ce qui n'est pas une mince affaire.

Aussi je me pose des questions assez légitimes, il me semble. Il est un mythe de la rétribution, du mérite, quelque chose comme les fait que la vertu est récompensée, une idée vraiment chrétienne, en fait, alors que vous ne l'êtes pas tous, loin de là.
Il faudra alors quand même qu'on m'explique pourquoi les abrutis, les connards, les mecs qui te parlent comme à te la merde, qui négligent les gens, ne pensent qu'à eux, eux, se trimballent avec des amis fidèles, ou des femmes accrochés à eux comme des moules sur un rocher, même pas obligatoirement des foncièrement connes !
Alors qu'il faut bien l'avouer, malgré tous les défauts que j'ai, je suis bienveillant, attentionné, je crois même faire pas mal d'effort pour les autres, et je ne récolte pas la moitié de l'attention que ces connards se voient offrir.

Vous êtes surs que vous ne vous mentez pas un tout petit peu à vous même, vous n'essayez pas plutôt de vous rassurer ?

lundi, février 05, 2007

Et moi pendant ce temps là

On se demandera toujours pourquoi je tiens tant à balancer dans le vide intersitéral des pensées qui quand elles restaient chez moi avaient le mérite de toucher leur public... A croire qu'il reste un fol espoir...
  • Avant de chercher les personnes capables de construire un nouveau monde, demandez-vous qui aura le courage de détruire celui-ci.
  • Etre seul n'est pas mieux ou moins bien qu'être mal accompagné. Etre mal accompagné est un bon refuge quand on est trop seul et être seul une solution radicale quand on est mal accompagné. Il faut juste espérer être capable d'alterner quand une des deux situations devient invivable.
  • Les choses changent rarement d'elles même et quand elles changent c'est rarement en mieux. Par conséquent il est facile de voir vers quoi tout tend si on n'agit pas.
  • Non, je ne me lasse pas. Et vous, vous ne vous lassez pas de demander ?
  • C'est marrant quand vous dîtes "Carpe Diem" j'entends "heureux les imbéciles"...
  • Me morceau de sucre qui aide la médecine à couler... Va dire ça aux diabétiques...
  • Paradoxe du nostalgique, qui fait qu'on n'a pas le coeur plus leger en laissant des choses derrière soi.
  • Quand les imbéciles sont superficiels, c'est amusant. C'est quand ils commencent à devenir profonds que ça devient pathétique.
  • C'est l'homme qui donne de la valeur aux choses, et donc du sens. Ce qui est étonnant c'est de voir son empressement à retirer de se sens en leur attribuant un prix. Partant de là, il est peu étonant qu'il soit plus facile de connaitre le prix d'une vie que sa signification.
  • C'est assez drôle mais néanmoins pathétique de fréquenter des gens très différents et de les entendre chacun prétendre consciemment ou non, que leur façon de vivre est la seule valable.
  • Les gens qui parlent pour ne rien dire m'exaspereraient moins s'ils arrivaient au moins à s'exprimer quand ils ont quelque chose à dire...
  • L'adolescence a ceci de fascinant qu'elle peut aussi bien faire passer un être de larve à papillon que de tétard à crapeau.
  • Rude coup de blues que celui du moment où on se rend compte qu'en dépit de tout ce qu'on s'est promis quand on était jeune et naïf, on va vivre une vie comme les autres. Désormais il me semble que maturité rime avec renoncement.
  • L'enfer est pavé de bonnes intentions... Heureusement les églises sont là pour nous offrir des paradis pavés de mauvaises.

jeudi, février 01, 2007

Juste pour rire

Sans dec, je me fais tapper sur les doigts quand je dis que c'est pathétique...
Vous appellez ça comment vous ?