samedi, février 18, 2006

Green / White

Voici un jeu qui m'a bouffé une bonne part de cette journée de révision...

Seconde Chambre : Viridian Room
Quand vous serez bloqués sur une énigme, dîtes-vous que cette histoire est inspirée de ma vie et tachez de reproduire ce qui me lie le plus à elle, en ce moment c'est pas trop dur^^

Quatrième Chambre : White Chamber
Cette pièce à beau être assez longue, il n'y a rien d'insurmontable et surtout c'est la plus belle est la plus fun, je trouve. Jouez bien, je vous donnerai des conseils s'il le faut.

mercredi, février 15, 2006

Joyeuse, la Valentin

Nous sommes le 15 Février 2005.

Aujourd’hui BanZZaï se lève avec une drôle d’impression. Rien de bien probant mais il y a quand même quelque chose qui cloche. Il y a quelques jours il a rêvé que la femme à qui il dit je t’aime à tout bout de champs depuis plus de deux ans s’envoyait en l’air avec un autre dans sa chambre d’étudiante. Il s’aperçoit qu’il a reçu un sms qui lui rappelle qu’elle l’aime alors il est rassuré. « Arrête de te faire des films » lui avait-elle dit. En fait c’est elle qui aurait du arrêter de se faire, et pas que des films. Car en effet, la chère et tendre du petit BanZZ vient d’offrir un moment de plaisir au plus gros blaireau du canton, dans un moment d’égarement dira-t-elle.

Mais ça, BanZZaï ne le sait pas encore. Il a juste envie de créer une page personnelle sur le net pour raconter aux autres qu’il se sent bizarre ces derniers temps. Peut-être qu’il se dit que ça fait bien longtemps, presque un an qu’il ne s’est rien passé de grave et qu’il arrive à toucher l’illusion d’un bonheur que tout le monde lui a promis parce qu’il « le mérite ». Mais il n’y croit pas. Il ne sait pas encore pourquoi mais il ne croit pas que « tout va bien se passer ».

De nouveau seul, pendant un an il va ainsi se confier à des personnes qui feront l’écouteront avec plus ou moins de sincérité. En un an ils seront presque nombreux à le rencontrer, nouer une relation avec lui, essayer de lui faire croire qu’ils vont l’aider, puis le laisser seul. Mais ça ne fera pas énormément de dégâts sur notre sujet car il savait depuis le début comment chacune de ces histoires allait se finir, et même s’il profitait de ces quelques instants de joie feinte, il ne faisait qu’attendre le moment ou chacune de ses personnes allait avoir « mieux » à faire que de soucier de son existence.
Pendant cette année, il s’est inscrit dans un grand nombre de démarches qui semblaient toutes pouvoir le mener à une plus grande paix intérieure, mais toutes ont abouti à des échecs.

Doutant qu’un jour une personne ait suffisamment d’intérêt pour s’approcher de son âme à une distance qui lui permettrait de ne plus se sentir seul, il se tourne dorénavant vers l’abandon. Il cherche depuis comment dire adieu à tout ce monde, comment se soustraire à cette sphère à laquelle il tient, malgré le fait qu’elle ne tient pas à lui. Tout simplement parce qu’il n’a jamais rien connu d’autre que cet amour en sens unique, cette envie de se donner à des gens qui ne veulent pas le recevoir. Considérant qu’il est vain d’attendre autre chose que de l’égoïsme de la part des autres, la seule chose qu’il demande désormais et qu’on lui explique comment vivre sans personne, ou ne plus vivre du tout.

A votre « bon » cœur.
Qui « l’aime » le suive.

lundi, février 13, 2006

Ah, l'amour...

On m’a fait l’éloge de l’amour. Je ne m’abaisserai pas à commenter à quel point la personne en question était bien ou mal placée pour le faire. Pour changer c’était pour une histoire de sexe, car le sexe est quelque chose qui ne va pas sans les notions d’amour et de couple, c'est communément admis.
Alors pourquoi pas. Juste par esprit scientifique, j’accorde un peu de crédit à la thèse adverse. Qu’est-ce que l’amour, qu’est devenu le couple de nos jours. Tromperie, trahison, mauvais traitements, finalement la rupture est ce qui peut arriver de moins grave à un couple désormais.
De là à dire que le couple n’a plus sa place dans la société, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Après tout, comment expliquer qu’on fasse encore l’éloge de la générosité et du partage, dans un monde à l’individualisme forcené et où l’égoïsme est devenu un moyen de survivre. Désormais, faire durer un couple plus de 10 ans est devenu une gageure, si bien qu’on en arrive à se demander comment nos anciens faisaient. Ils ne faisaient pas, justement. Le cocu était un personnage social et les mariages de raison ne se comptaient pas.
J’ai aussi eu récemment l’occasion de constater une fois de plus à quel point les gens en couple sont moins intéressants que les célibataires, englués qu’ils sont dans leur mièvreries interminables, apparemment destinées à leur donner l’impression d’être des personnes exceptionnelles ayant trouvé quelqu’un à leur taille.
J’ai également lu un scénario de science fiction, qui, pour faire passer l’idée de progrès vers une société parfaite, racontait que le couple avait été remplacé par le ménage à trois. Je suis sur que des personnes ont du théoriser là-dessus, ça m’amuserait de voir ce que ça a donné.

Finalement, la seule chose qui fait tenir le couple, comme un boulet auquel tout le monde tient, c’est l’amour. L’amour que l’on a inventé pour se dire qu’on n’est pas des bêtes et qu’on se reproduit autrement que par instinct de survie.
L’amour, la plus grande secte du monde. Qui ponctionne notre revenu, nous fait faire des choses insensées, et nous fait croire en des mondes meilleurs qui n’existent pas, pour qu’on ait moins peur de la mort.
L’amour c’est un peu comme la varicelle. Il serait bon que toute personne y soit confrontée le plus jeune possible, de façon à être vaccinée, parce que les conséquences peuvent être beaucoup plus grave si on ne l’attrape qu’à l’age adulte.

Reste le sexe.
Bien sur, par pure arrogance humaine on voudrait se différentier des animaux, d’un caniche qui essaie de sauter un coussin sans se rendre compte que cette union n’a aucun avenir. Alors ne couchons pas avec des personnes que l’on ne connaît pas, juste pour se faire plaisir. Tachons de le faire avec des personnes que l’on respecte et que l’on apprécie.

Le seul problème qui reste c’est que contrairement à l’illusion de l’amour, cette façon de voir les choses ne constitue en rien une raison de vivre.

A suivre…

dimanche, février 12, 2006

Artiste(s)

Une chose assez déplorable est de voir à quel point le sentiment artistique est malmené actuellement.

« Donnes à la vie le sens que tu lui donnes ».

Une rime déplorable, qui nous aurait en toute franchise valu les critiques d’une prof de CP si on l’avait pondue à l’époque, et tout le monde achète, je suis sur qu’il y en a même qui pleurent en écoutant ça.

Le plus inquiétant, c’est que tout le monde veut être artiste. Chanteur de la Starac, acteur de « allo t ou » ou « plus jamais comme ça », autant de gens qui ont été bernés par la téloche qui leur à fait croire, presque à juste titre, que n’importe quel pignouf peut devenir « star » au lieu de rester sagement caissier de superette. C’est là qu’est le paradoxe, une espèce de promotion de l’art, par des personnes qui font tout sauf l’exercer.

A un tel point qu’on commence à s’habituer. On avait l’habitude de considérer que Julie Lescaut n’était pas regardable; je vous invite à vous lever un peu tard le samedi matin et regarder quelques minutes de « Boby et Bobette jouent à touche-pipi » sur TF1 ou France2, des séries pour les « jeunes », et vous supplierez vite qu’on vous passe un Navarro. C’est triste.

Mais attention, ces nouvelles personnes font de l’art pour gagner de l’argent. On ne s’inquiètera pas alors d’entendre des marionnettistes sans talent manifester avec les intermittents sur spectacle, pour se plaindre qu’ils ne gagnent pas leur vie en agitant leurs bouts de chiffons sous les regards atterrés des enfants qui comprennent alors que guignol est un escroc. On ne s’étonne pas non plus d’entendre les vendeurs de disques crier sur tous les toits que la copie est la mort de l’artiste, artistes qu’ils manipulent eux-mêmes comme des marchands d’esclaves. Parce que la différence est bien là : si on a aucun problème à évaluer la différence de qualité entre les œuvres artistiques anciennes et modernes, l’autre différence flagrante est que désormais CA DOIT RAPPORTER. Autrement dit, on ne s’étonne pas que des grands artistes d’avant soient morts pauvres, mais ceux d’aujourd’hui doivent être grassement payés pour faire ce qu’ils font.

Alors on peut se dire qu’il reste l’underground, des gens motivés par leur art, ne cherchant pas plus de rétribution que ça et ne s’offusquant pas de l’ingratitude du public, parce qu’ils aiment juste faire ce qu’ils font. Ces gens là existent, mais non content de leur faire ombrage, je pense que l’industrie de l’art leur met de plus en plus de bâtons dans les roues, de telle façon qu’on peut réellement s’inquiéter pour leur avenir.

M’enfin qui ira les pleurer, on a tellement de choses à faire quand dans le même mois sortent Americain pie 4, un album de kyo et de Nolwen.

De mon côté je ne les aiderai pas, tout simplement parce que je n'ai pas le temps de les débusquer, puisque maintenant c'est comme ça qu'il faut faire.

mardi, février 07, 2006

Morgane

J’ai vécu une dure première année de classe préparatoire. Mes camarades de classe s’entretuaient dans mon dos, je quittais un lycée de tortures pour rejoindre une mansarde gelée et vide.

C’est cette année pendant laquelle on a oublié mon anniversaire, ma famille entière comme mes anciens copains et aussi ma petite amie.

On m’a quand même offert ceci :

Ici une beau dessin de personnage ailé, de loin le plus beau qu’elle ait fait, en toute objectivité. En dessous il est écrit « ange ou démon, à toi de choisir »

Cette œuvre est probablement celle de la seule personne que j’étais capable d’aimer.
Elle n’a plus besoin de moi et je ne la reverrai sûrement jamais et c’est tant pis pour moi.

Moi sans elle, je n’ai jamais pu choisir.

samedi, février 04, 2006

Pieces

I tried to be perfect
But nothing was worth it
I don’t believe it makes me real
I thought it’d be easy
But no one believes me
I meant all the things I said

If you believe it’s in my soul
I’d say all the words that I know
Just to see if it would show
That I’m trying to let you know
That I’m better off on my own

This place is so empty
My thoughts are so tempting
I don’t know how it got so bad
Sometimes it’s so crazy
That nothing can save me
But it’s the only thing that I have

If you believe it’s in my soul
I’d say all the words that I know
Just to see if it would show
That I’m trying to let you know
That I’m better off on my own

On my own

I tried to be perfect
It just wasn’t worth it
Nothing could ever be so wrong
It’s hard to believe me
It never gets easy
I guess I knew that all along

If you believe it’s in my soul
I’d say all the words that I know
Just to see if it would show
That I’m trying to let you know
That I’m better off on my own