dimanche, août 31, 2008

Peur de la mort ?

Dernierement j'ai commence a me sentir vieux. Evidemment pas sur le plan physique ou meme psy (oula un gros mot), a moins de 25 ans ca pourrait paraitre exagere.

Quand je considerais la grande soeur de mon ex qui avait 26 ans quand on en avait 19, ou quand je sortais avec des filles entre 25 et 30 ans, j'ai jamais imagine une seule seconde ce que je disais quand je les traitais de vieilles non plus. Mes parents c'est pas pareil, ils ont leur vie leur maison, leur famille, ils ont depasse le stade qu'est-ce que je veux faire de ma vie, ils auront peut-etre des soucis avec la cinquantaine mais je suis trop loin pour imaginer. Mes grands-parents ca me fait de la peine de les voir un peu faiblir, meme si a 75 ans ils petent encore la forme, les maries de 50ans qui ont du visiter autant de pays, et mon grand pere d'un metre 80 qui demontre toujours de plus de force qu'il n'est necessaire aucours d'une embrassade ou d'une poignee de mains.

Non, c'est le fait que je ne fais definitivement plus partie de la meme generation que les jeunes majeurs (dont certains de mes amis), le fait que je n'ai pas l'impression d'avoir l'eternite devant moi pour me creer une vie, le fait que j'ai pas envie de me retrouver a chercher une copine sur meetic quand j'aurais 30 ans, ni d'avoir des gosses a 40, le fait que j'arrive pas a bien comprendre ce qui est arrive des annees entre mes 20 et 25 ans, le fait que j'ai pas fete mes 18, ni mes 20, qu'avant ca j'etais un gamin qui jouait avec ses potes, et que depuis j'ai jamais eu la vie Carpe Diem de tous ces jeunes et moins jeunes que je connais et qui aiment faire la fete... Ouais je me sens vieux. Et je crois que je pourrais avoir 15 ans je me sentirais vieux quand meme, sauf qu'en plus le temps file.

Tout ca pour dire que j'ai un peu peur des choix que je vais faire. A l'heure ou je vous parle, je pourrais partir dans 4 mois avec une copine bosser un peu dans une ferme en Australie, puis enseigner le francais a des gamins dans la campagne japonaise, et enfin me lancer dans les etudes une fois de plus, pour tenter de percer dans le milieu des jeux videos. Et je pourrais aussi rentrer en France, retrouver le confort de vivre comme on a eu l'habitude pendant plus de 20 ans, trouver une femme a qui je pourrais parler comme si elle me comprenais tout le temps et vivre une vie paisible.

Honetement, les deux me foutent sacrement la trouille, et l'un comme l'autre pouraient foirer de facon grandiose. Je sais bien que l'univers des possibles a l'air bien plus cool que rentrer chez moi, mais si c'est si bien pourquoi si peu de gens le font !? Et pourquoi j'etais mieux quand je vivais avec quelqu'un en France ? Ma foi, je pense pas que j'abandonnerai mes projets d'aventure, parce que je suis fier, parce que je suis tetu, un peu aussi parce que j'ai envie d'etre courageux. Mais j'ai la frousse.

J'ai l'habitude de dire que pour etre courageux faut commencer par avoir peur.

samedi, août 09, 2008

Down Under

Ca fait longtemps, tiens. J'ai changé d'hémisphère, faut dire... C'est évidemment pas la raison de mon absence, même si ça n'a pas aidé. J'avais prévu de disparaitre définitivement mais une fois de plus ça va être repoussé à plus tard. L'avantage c'est que cette fois j'ai fait ça dans mon coin, donc personne n'est là pour en témoigner, ça m'évite de tomber encore d'un cran dans l'estime des gens (encore que c'est surtout ma paranoïa et mon égocentrisme qui parlent, là, le plus probable serait encore que tout le monde s'en foute).

Du coup je ne sais même pas très bien pourquoi j'écris ici. Parce que je vais mal ? C'est pas la première fois. Parce que ça me manque d'écrire ici ? Non. C'est surtout une affaire d'habitude, et j'ai écrit ailleurs depuis le temps, du reste ça me demande trop de temps et je pense à arreter aussi... Pour demander de l'aide ? Là normalement je rigole. Non pas parce que j'ai perdu tout espoir qu'on essaie de m'aider (même si c'est très proche de la vérité, mais le fait est que, rarement, on m'aide un peu - je pense surtout à Ewa quand je dis ça). Non je rigolerais surement plus pour accentuer encore l'aspect blasé par le fait que j'ai beau me sentir mal depuis des années, ça à l'air d'attendrir personne, pour insister sur le fait que je n'attends aucune aide même si j'arrive pas à comprendre comment on peut avoir à coeur de me la refuser. En gros pour accentuer le pathos, alors que je sais O COMBIEN ça ne marche pas. C'est même tout le contraire, quand on se monte son malheur en épingle et qu'on se rend triste tout seul, les gens ne vont certainement pas prendre ça en pitié. Presque à juste titre, en fait. Mais que voulez-vous quand on ressent un besoin d'attention, c'est très difficile à gérer. En effet il n'y a pas beaucoup de moyens de l'obtenir, et aucun n'est infaillible. Alors comme un gamin qui pique sa crise, plus on vous ignore, moins ça va. Et moi depuis tout gamin j'ai toujours été extrèmement tétu, quand on m'ignorait on qu'on me métait au coin ça ne changeait jamais mes idées, et ça pouvait durer des heures comme ça. C'est grave mais il faut bien comprendre que même si je pourrais me calmer, passer sur quelque chose qui me rend mal et agir comme si de rien était, moi ça peut me rendre malade pendant des jours, des années, à vie. Je ne me fais toujours pas à cette tactique de l'autruche qui veut que quand quelque chose ou quelqu'un va mal on tourne la tête en espérant que ça passe sans qu'on ait à faire le moindre effort.

Y'a même des fois où je me dis que je me rends peut-être mal que par rebellion contre cette attitude, au paroxysme de l'entêtement, refusant de faire comme si de rien était alors que j'ai été seul et mal pendant si longtemps et de si nombreuses fois. J'irai mal jusqu'à ce qu'on s'occupe de moi et quand viendra se moment je dirais que je ne sais pas pourquoi j'étais mal et jusque là je serais mal sans vraiment savoir pourquoi. Pathétique.

Enfin ce n'est qu'une interprétation, je ne suis pas le mieux placé pour m'analyser (oui je sais, le psy, gnagnagna). J'essayais surtout d'excuser le fait que je revienne écrire ici, tout en sachant que ça ne va rien changer.