dimanche, mars 30, 2008

Alain t'es rieur

Sacre Alain, c'est vrai toujours le mot pour rire, quelle jovialité.
Plus serieusement, A l'interieur, ce film gore francais faire partie des nombreux films que j'ai vus recemment et au final j'ai bien aimé.
Attention c'est gore, certaines scenes un peu derangeantes. Bon le trailer est tout pourri et la plupart des textes, heureusement tres rares du film le sont aussi. Et puis c'est du gore, si on est pas dans le trip ca peut etre a la fois repugnant et ridicule, faut etre ouvert au genre, mais il y a quelques aspects du traitement tres interressants, la realisation principalement, les deux actrices sont pas mal aussi, la timbrée Beatrice Dalle en mechante et la soeur de Vanessa Paradis (oue a force de me renseigner sur les gens, je devient pipol) en a peu pres gentille.

Je ne vais pas m'ettendre pendant deux heures sur cette description mais mon dernier point va consister en un gros SPOILER pour ce film, Alien Vs Predator Requiem, et pour WAZ, soit disant mix de Saw et Seven :

En fait, je veux parler des paris osés du script. Dans waz a la fin on realise que le hero flic est homo est se tape la petite frappe visée par la tueuse. Et dans ce film, l'heroine se retrouve a tuer sa mere par erreur dans un sursaut de peur. Et dans le dernier AvP, les deux jolis jeunes gens qu'on suit depuis le debut du film, qui ont une belle histoire et qui commencent a se faire des papouilles (on imagine donc que ca sera les deux survivants), se font embrocher sans prevenir, en quelques secondes vers la fin du film. On peut aussi citer les bebes, femmes, enceintes, enfants et peres de familles qui se font truicider, mais merde s'il faut uniquement tuer des homes blancs sans famille, y'a plus de metier possible pour les slashers. Donc mis a part AvP dans lequel c'est marrant (le reste du film etant plus a chier), ces paris sont osés, je les aime dans le principe, ils pourraient marcher... Mais non. Rate, ca ne marche pas. Trop osé peut-etre. Toujours est-il que dans la derniere scene de Waz toute la sale s'est mise a rire. Reflexe homophobe ? Peut-etre ! En tout cas j'espere croiser encore plein de revirements politiquement incorrects, du vrai inatendu, quite a saboter des films, mais jusqu'a ce que ca marche vraiment :D

lundi, mars 24, 2008

Fatigue

Je suis perplexe pour ne pas dire inquiet, par l'entre des troubles du sommeil dans mes symptomes chroniques. A vrai dire avant toutes mes perturbations etaient d'ordre psychologiques pures et ca m'allait bien, on peut encore garder une certaine fierte a etre un peu barge, finalement la folie est plutot bien consideree. Mais les troubles du sommeil c'est une faiblesse et ca m'agace. Je n'avais jamais eu ce genre de problemes auparavant, un sommeil quasi sur commande, je ne tombais de sommeil qu'une fois decide que je n'avais rien de mieux a faire, et je me reveillais a telle heure en semaine, telle heure en week-end. A peu de choses pres.

Mais depuis quelques six mois, j'ai de gros problemes pour dormir. Je me reveille plusieurs fois par nuit, j'ai du mal a m'endormir, je me retrourne dans tous le sens. Et puis dans les pires periodes, je fais un cauchemard par nuit. Et je suis actuellement en train de traverser une de ces pires periodes.

En fait je n'ai pas specialement peur des cauchemards, je m'y comporte toujours d'une maniere rationelle, la plupart du temps traque par quelque engeance demoniaque ou humaine (allez trouver la difference) et je calcule les meilleurs facon de fuire, la plupart du temps contre attaquand quand je trouve une occasion. C'est presque stimulant. Mais en realite c'est fatiguant quand meme. Quand on a l'impression de passer des heures a courir alors qu'on dort, qu'on se reveille avec des problemes pour respirer. Et puis il faut bien dire que c'est une composante de peur primaire, je veux dire, quand on reve evidemment on est relativement convaincu que toutes ces choses sont reelles et par consequent on est entrain de courir au devant d'une mort certaine. C'est fatiguant pour le coeur.

Je ne sais pas vraiment ce qui provoque ca, c'est encore une fois dans une periode de calme neurasthenique plutot que de depression franche que ces cauchemards m'assaillent, allez comprendre.

samedi, mars 22, 2008

Humour noir

free music

Je dois avouer avoir laisse la tele allumee et, en triant mes photos (encore...) entendre julien courbet. Et moi de me dire que je dois etre une des seules personnes entendant parler de cette femme ayant demande une reduction mammaire et s'etant vu effectuer sur elle une mamectomie avec des necroses des tissus s'etalant sur 6 mois, et me marrer franchement quand pour plus d'effet la production commence a jouer le theme d'un film de zombie, magnifique au demeurant. J'ose esperer que c'est un malheureux concours de circonstances. On pourra dire ce qu'on veut, je crois que je n'ai jamais ressenti un sentiment aussi distinctement a travers de la musique. A l'ecoute de cette complainte dechirante j'arrive a imaginer quelques uns des destins tragiques et des evenements infames qui pavent nos existences.

Ceci etant dit, je ne me considere pas comment faisant partie des pires, loin de la. Je suis juste le cas qui m'interresse le plus et a juste titre. J'ai un besoin vital de comprendre ce qui m'arrive, parce que je ne crois pas que je pourrais aller ou que ce soit sans ca. Peut-etre qu'a une epoque c'etait simple, et a force de jouer avec les mots, de manipuler les faits, d'essayer d'extorquer a la vie ce que je voulais d'elle plutot que de le gagner vraiment, j'ai finit par m'embourber et je ne sais plus vraiment ce que je suis.

Il y a des cadavres que je n'arrive pas a enterrer. Et le pire c'est que je doute d'avoir le choix. Que faire. Je pense que mon attitude envers les autres, meme si elle est perfectible, ne pesera pas lourd dans la balance, j'ai deja evolue et je sais a peu pres ce qu'il me reste a faire. Mais ces choses que je traine derriere moi, ce qui me pourri l'existence depuis si longtemps, il faudrait vraiment trouver un moyen de m'en defaire. Alors la psy est une reponse facile, surement en partie parce que c'est vrai. Mais moi je reponds que je ne suis ni pret ni vraiment convaincu. L'avenir nous dira si quelqu'un proposera autre chose, j'en doute, au moins dans cette position je ne peux pas avoir de mauvaise surprise. S'il faut payer pour se faire aider, je finirai bien par m'y resoudre ou par guerir par hasard.

Tiens, fait amusant, tout le monde connait Nietzsche pour avoir dit que ce qui ne vous tue pas vous rend plus forts. On la ramene moins quand il dit que l'espoir et le pire de tous les maux, car il prolonge le tourment de l'homme.

vendredi, mars 21, 2008

Le passé comme frein

J'ai bien peur que tout ce qui faisait l'alchimie de ces moments etait principalement un melange de naivete et d'insouciance, et que ca ne sera jamais plus pareil. Et je n'arrive pas a vivre l'instant present, en le comparant au passe, que je trouvais mieux. J'ai tout gaché.

mercredi, mars 19, 2008

Congés dépression

Bon j'avoue que c'est encore un poil alarmiste, revenir ici me fait du bien, surtout au niveau du confort. Mais cet episode transitoire me rappelle la periode la plus douloureuse de ma vie, ces quelques 4 mois passés dans cette chambre sans sortir et sans ouvrir les volets, cette envie de rien, ce degout de tout...

Il ne faut pas non plus cacher que les motifs de mon depart d'Irlande sont purement et assez stupidement psychologiques. J'appreciais encore le pays, les sorties, j'avais des choses a voir, je gagnais plein d'argent et mon travail etait en passe de devenir bien plus interressant et gratifiant, j'appreciais les personnes que je pouvais y rencontrer et j'avais gagné quelques amis chers. Mais cette franche depression que j'y traversais (parce que la bas c'etait clairement ca) m'a empeche d'y rester et tout le monde a du comprendre (je rigole je sais que quand on s'interresse pas, ca passe loin au dessus de la tete) que je n'ai jamais eu aucun plan, je voulais juste fuir ma vie.

Depression, ici, on n'y est pas encore, c'est plus une douce lenteur, pas vraiment de soucis autre que le fait d'etre seul, ce qui en soit est tres mal, mais c'est aussi tres commun. Non, j'ai juste un peu peur que ca revienne, quand il va falloir trouver de la motivation pour faire des plans a nouveau, quand je vais avoir essaye de revoir des gens mais qu'ils n'auront pas eu de temps pour moi, quand je me serais fait deux trois plans sur la comete avec des filles et que rien ne se sera passé (ce qui entre nous est assez ridicule parce qu'en regardant au fond de moi je devrais vite reconnaitre que je ne cherche pas vraiment plus que un peu de chaleur humaine pour quelques nuits, pas peur d'esperer plus evidemment).

Oui j'ai peur que ces vacances s'eternisent. J'espere que mon je m'en foutisme ne m'empechera pas de faire "quelque chose" d'ici fin de Mars ou Avril maximum...

jeudi, mars 13, 2008

Part 1 - Don't Blame Me

Voila je viens de recevoir ca. Ca fait bien mal mais c'est tellement vrai.

mardi, mars 11, 2008

Bilan

J'ai en face de moi un vide immense a combler, du rien a perte de vue, que des possibilités et pas le moindre plan. Et ca me fiche une trouille monumentale.

samedi, mars 08, 2008

Déni

Je deteste ce que je suis. J'aimerais tant changer mais rien n'y fait, j'ai horreur de cette facon que j'ai de refuser d'etre comme tout le monde alors que ca serait tellement plus facile.

vendredi, mars 07, 2008

Côté jardin

Je commence a me sentir acculé. Je crois que je me tire un peu dans le pied avec se blog. Moi qui me pensait génialement transparent, je trouve de plus en plus régulierement des raisons de regretter ce que je dis, a qui je le dis, ou je le dis.
Ici y compris, et c'est mal.
Pendant longtemps je me suis senti libre de pouvoir dire tout ce que je faisait, pensait et ressentais, ce n'est plus vraiment le cas.
Je me contredis. J'ai toujours pensé qu'on pouvait faire tout ce qu'on voulait, que cela contrarie la morale commune ou pas, du moment qu'on assume ses actes. Assumer. C'était vraiment la clé de voute, si tu n'assumes pas quelque chose ne le fait pas et inversement du moment que tu assumes tout est permis. Bref j'ai bien l'impression que mon sentiment récent prouve que je n'arrive plus a assumer la vie que je mene, l'hypocrisie que je mets en place.
Enfin vous savez quoi en fait, j'ai trouvé une portie de secours, histoire de quand meme garder un grand principe intact. Cette nouvelle hypocrisie, je vais l'assumer.
Ahah.

jeudi, mars 06, 2008

The end, Worst of

Tout d'abord les messages des gogoles qui ont essayé de decrocher ma place dans l'appart...

These days, I am staying at hostel and its very hard.
If you don't like me, please don't ignore me but send me a text.
Deprimant.

hi i m looking for a shared or single room i m professional guy doing a
full time job in a fast food resturant my job timings are suitable and i m
sure u ll not get disturb because of me well u have my num now call me if u
really looking for a right person to share room.
L'exact inverse, le paté de 4 lignes sans point qui termine sur un slogan publicitaire.

i have a good english. now i'm in italy, i was in dublin last week to find a badroom but, as you
can image, is difficoult..........
Ahah, yeah it's gonna be difficoult, definitely...........

i'm intersted to the bedroom, can we meet us?
i'm a ok
What a coincidence, I'm a ok too ! NOT.

Hello i¨m Spanish, I will dublin on 10 March with my girlfriend know if we
can rent 1 room please is very urgent hope reply. Very thanks
Et la je remercie Jorge pour la création d'une nouvelle expression. Do You Dublin ? Very Thanks Jorge

Apres pour le reste en Vrac le Worst of c'est :
  • Les visites pendant plus d'une semaine tous les soirs
  • La maladie l'avant dernier week-end qui te cloue au lit pendant deux jours
  • Les deux personnes que je cottoie au travail qui ne sont pas la le dernier week-end
  • Les tones de formalités a faire
  • La charge emotionnelle du départ (naaaaah j'déconne...)
  • Les bagages
  • Les colocs qui me disent des trucs genre
Oh you leaving in two weeks ? There's not gonna be dishes on the dryer anymore then !
You know what we're gonna miss of you Greg ? Your TV.
Oh you're a french guy coming to visit the flat ! Are you clean ?
Do you take medicines ? Cause I don't want to get sick because of you...

lundi, mars 03, 2008

7 jours

Ahah évidemment tout le monde ou presque l'avait vu venir :
  • Le climat : en étant sur-préparé au climat on finit par se dire que c'est pas si mal que ca. Il ne pleut jamais franchement juste la bruine un jour sur deux, on ne mets pas la capuche, et il ne fait pas si froid en hivers. Sauf que quand on vient du Sud de la France, ca tappe quand meme bien sur le systeme, le gris, la pluie, le vent, le froid... Au final j'ai ete malade en 10 mois ce que j'ai ete en 10 ans a la maison.
  • La collocation : je dis pas que je remettrai pas ca, a l'avenir, mais la ca commence gentillement a me sortir par les trous de nez. Je vais meme pas allez plus loin dans le détail, tiens.
  • Isolement : bon évidemment c'est particulierement ma faute mais au final je connais pas grand monde ici, et je me fais chier serieux pendant la plupart de mon temps libre...
  • Barriere de la langue : évidemment je sais me faire comprendre, plutot bien et comprendre les autres de meme. Mais je suis quand meme sidéré, dans le milieu de ceux qui parlent bien anglais, de voir des gens qui ne comprennent pas quand je dis que d'une part c'est pas pareil, et d'autre part c'est fatiguant. Ca demande de l'attention de changer son esprit dans une autre langue, de la concentration parfois et des efforts tout le temps ou presque. Et le fait de ne pas pouvoir etre "razor sharp" (ahah) quand on parle, ca me pese aussi.
  • L'experience : a peu de choses pres, ca aura ete une succession d'evenements plus ou moins tragiques, ici. Je suis pas sur d'en garder un bon souvenir.
Tout ca pour dire que dans l'ensemble je fais plutot bien d'abandonner...

samedi, mars 01, 2008

3 ans

Et j'ai jamais plus été profondemment heureux. Pas une fois. Pendant plus de deux ans c'était des dizaines de fois par jour, sans presque d'exception. Maintenant je peux quand meme le dire, c'est de ma faute, j'ai tout foutu en l'air petit a petit. Et j'arrive pas a oublier. Je ne veux pas tant que ca revenir en arriere, c'est juste que ca me manque, et je peux pas me faire a l'idee de l'avoir perdue. Pas comme ca.