lundi, novembre 10, 2008

Fuite en avant

C'est marrant, j'ai beau apprécier de plus en plus la vie ici, j'ai quand même relativement hâte de partir...

Une fois de plus je suis relativement insatisfait des réactions que j'ai eues ici, de mes relations avec certaines personnes. C'est principalement de ma faute et ça se passe principalement dans ma tête, mais c'est juste inconfortable, et ça me donne envie de recommencer encore une fois quelque part ou les gens ne me connaissent pas (non pas qu'ici on me connaisse vraiment). Je me suis déjà mis dans quelques situations embarrassantes et d'autres se profilent à l'horizon...

C'est facile de fuir plutôt qu'affronter ces situations, le fait est que j'aime pas le petit mépris des personnes avec qui les relations commencent à être bizarre, cette hypocrisie classique qui poussent les gens a continuer a fréquenter plus ou moins les personnes auprès desquels ils se sentent mal à l'aise, pour ne pas faire de vagues, je suppose. Je n'ai pas non plus spécialement envie de couper les ponts avec des personnes parce que ça m'emmerde de blesser des gens, du coup je finis par me barrer, comme ça il n'y a plus vraiment de questions à se poser de ce côté là...

Bon et puis il faut bien dire que je vais partir parce que c'était mes plans aussi. Je me rends compte à quel point la vie est courte maintenant. Je réalise a quel point ça va être dur de concilier mon envie de reprendre les études et mon envie de vivre à travers le monde.D'une part l'envie d'une vie simple, à droite à gauche, et de l'autre trouver un job que j'aime vraiment, et qui me prendrait sûrement beaucoup de temps. Cette dichotomie me fait me demander si je ne devrais pas abandonner un rêve au profit d'un autre...

Mais là n'est pas la question du jour. Si je pars c'est parce que rien ne me retiens tant que ça ici, de la même façon que rien ne m'a retenu en France ou en Irlande. Je pars parce que je peux partir. Si personne ne m'est indispensable et si je ne suis indispensable à personne, je suppose que c'est la bonne décision.

samedi, novembre 01, 2008

freestyle weekendstyle

J'ai eu des crises que deux soirs de suite, merci de vous être inquiétés (sarcasme ordinaire, ça fait belle lurette que j'ai plus de grand attente).

Je suis d'humeur a philosopher. Faut dire, j'ai rien d'autre de prévu, le temps est maussade et finalement je suis plus invité à la journée relaxation dans un jacuzzi (non, correcteur d'orthographe, pas d'éjaculation dans ce post, merci) d'hotel luxueux. Ils m'ont juste oublié; ou plutot ils ont du decider que finalement ils etaient deja assez sur place sans avoir a me rajouter a la liste.

Bref, philosophons, donc. Cherchons les problemes majeurs contre lequel il serait bon de lutter... J'en vois un qui me semble assez redoutable.

Assumer ses actes.

Ca a l'air de rien comme ca, mais il me semble que ca a de violentes repercussions un peu partout si on s'y accroche. Tout simplement parce que ca coupe court a l'hypocrisie, ce qui est deja une bonne chose, non ? Ensuite parce que ca permet de faire jouer la culpabilite bien mieux qu'elle ne joue dans notre monde. De nos jours, quand on se comporte mal, c'est facile, il suffit d'eviter la question, et laisser l'auto-indulgence faire le reste du travail. Si on assume vraiment ca devient plus compliqué. Encore faut-il avoir une morale, bien sur. Si on se contente d'agir comme un con et de le faire ouvertement, ca ne s'applique pas vraiment...

Et puis je ne parle pas forcement que des defauts qui nuisent aux autres, on peut tres bien refuser de s'avouer des choses qui nous empechent d'avancer aussi... J'ai recemment fait une experience, tenter pendant quelques secondes d'etre absoluement franc avec moi-meme, ne pas tenter de me donner une bonne impression, ne pas cacher ce qui est moche en moi et juste me poser la question de quel est mon probleme. Ben je recommande a tout le monde de jouer ce petit jeu pendant quelques minutes, c'est assez redoutable. J'exposerai peut-etre prochainement mes conclusions personnelles.

Donc au chapitre des choses a assumer.
  • Ne pas faire ce qu'on dit : c'est mal, ca prouve au mieux qu'on est tres superficiel, au pire indigne de confiance.
  • Ne pas dire ce qu'on fait : c'est presque aussi mal, je ne suis pas fan de la timidite, parce qu'on peut lui faire passer trop de choses sur le dos, mais c'est pas toujours le probleme de toute facon. Ca rejoint le theme principal d'assumer ses actes, si on n'est pas capable d'avouer ce qu'on a fait, on aurait surement mieux fait de ne pas le faire ! Et quoi qu'on puisse en penser on peut se donner une mauvaise image de soi-meme a la longue.
  • Ne pas aider ses proches quand ils en ont besoin : la c'est vous qui voyez, tant que vous assumez... Moi je trouve que c'est mal, et ca m'arrive relativement rarement.
  • Les plaisirs coupables : "mauvais" films, musique, litterature, humour, bouffe ou pratique sexuelle (ahah), que sais-je encore. La encore je conseillerais d'avouer parce que ca permet d'etre en accord avec soi-meme, mais je m'egare peut-etre, ca tient possiblement plus de la conservation ou non de certaines choses pour le jardin secret (dont je ne suis que tres peu fan, de toute facon, encore une fois parce que c'est trop facile d'y enterrer des cadavres).
Bien evidemment ca sonne comme une lecon de morale, parce qu'on parle d'assumer des actes, ca ne risque pas d'etre des choses simples a avouer. Mais assumer c'est rendre ca simple, au final, non ? Quand je dis j'assume ca veut dire que je suis en paix. Donc a ajouter a la liste des choses qu'il ne faut pas faire, je peux anoncer des choses que j'assume^^
  • Je cherche trop l'attention des gens (c'est relativement mal, toutes proportions gardées)
  • J'attends une certaine réciprocité dans le fait que je m'occupe de quelqu'un; je ne dis pas que je le fais par interet non plus, mais je supporte mal que ca soit en sens unique.
  • Je suis colérique, rancunier et boudeur.
  • Je m'appitoie facilement sur mon sort et sur les choses que je veux mais echoue a obtenir, a m'en rendre a la fois tres frustre, obsessionnel et au final malheureux, pour des choses futiles parfois.
  • Je compare ce qui ne devrait pas l'etre (en particulier des gens); j'ai du mal a saisir exactement le mal que ca represente, mais instinctivement je sais que ca l'est.
  • Je pratique parfois l'hopital qui se fout de la charite plus que je ne pratique mes propres conseils.
  • Je sais etre tres cassant, quand je n'aime pas ce que quelqu'un fait, parfois meme sans raisons je crois.
  • Je peux etre assez fier, egocentrique, megalo, superieur, meprisant, vous avez compris l'idee.
C'est deja pas mal, nan. Le fait est que poser des choses ici, et les assumer, ca aide a s'ameliorer un minimum, c'est une bonne premiere etape en tout cas. Et "dieu" sait que le reste du chemin n'est pas facile a parcourir.