mercredi, mai 21, 2008

Desillusions des candeurs

J'eprouve toujours un grand plaisir a rendre impossible l'auto-hypocrisie ambiante, ce "point de vue" qui fait dire a tant de gens qu'ils m'envient...
Enfin apres tout ils ne savent peut-etre juste pas de quoi ils parlent.

Effectivement c'est pratique de n'avoir aucune attache, de la a dire que c'est bien...
Il est vrai que j'ai relativement peu peur de partir, c'est peut-etre aussi que j'ai peur de rester. Je ne parle pas d'une peur de l'inconnu, du genre de celle qui pousserait justement les gens a ne pas se lancer dans quelque chose qui ne connaissent pas, en quittant cette situation dans laquelle ils se complaisent. Je parle de la peur de ce que je connais et que je n'apprecie pas, pour reste sobre dans le discours. Je comme qui dirait peur des frelons, i.e j'essaie d'eviter de me refaire piquer, c'etait pas une sensation agreable.

Je prefere pas non plus esperer que ca se passe bien la bas, j'ai un peu peur de l'espoir pour l'avoir cottoye a maintes reprises, je crains que ca se passe mal mais ca ne me fais pas vraiment peur, se retrouver au milieu de nulle part sans personne pour vous aider je crois pas que je le vivrais plus mal que ce que j'ai deja vecu ici ou ailleurs.

A part ca, oue c'est bien de voir du pays, au minimum le cadre sera different, et surement meilleur^^

jeudi, mai 08, 2008

Les autres

Il y a quelques jours, j'ai un peu pete une durite et comme ca chaque fois ca fait changer le cap du petit bateau que j'ai dans la tete.
Bien je dois dire que je m'en porte pas plus mal. Le mot d'ordre est le desinteret total d'autrui. Autant ca fait belle lurette que je me sens seul, autant j'embrasse pleinement l'importance de ne pas s'entourer pour s'entourer.

Je suis dans mon coin, je me soucie de moi, jusque la c'est comme d'habitude, sauf que je me preoccupe le moins possible des autres et de leurs affaires personnelles.
Dans un mois ou deux je me barre en Australie, d'ici la je n'attends pas des autres qu'ils me fournissent l'assourdissant etonnement de me faire plaisir, j'essaie juste de ne pas leur donner l'occasion de me faire chier.
Apres tout, il serait quand meme grand temps que je retourne au monde le mepris qu'il me temoigne. L'enfer c'est les autres, c'est pas moi qui le dit.

Le inconnus, rien de plus facile que de les ignorer.
La famille, chez moi on est on ne peut plus independants, encore une fois pas de grand frein a l'egoisme.
Quant aux amis, je parle au sens le plus large du terme (parce que le sens strict j'ai mis une croix dessus), finalement non content d'etre caracterises par leur aptitude a vous decevoir (alias un PD que j'admire. Non pas Laurent Ruquier), j'ai bien peur qu'ils brillent le plus souvent par leur inaptitude a vous faire du bien. Et je parle pour ceux qui essaient, autant dire que pour changer je suis pas loin de parler pour rien.

jeudi, mai 01, 2008

Vivons heureux en attendant la mort

[...]
- Eh bien oui. Vos jours sont comptes. A mon avis, dans le meilleur des cas, vous en avez pour trente a quarante ans. Maximum.
- Mais si ce n'est pas un cancer, comment s'appelle cette maladie ?
- C'est la vie.
- La vie ? Vous voulez dire que je suis...
- Vivant, oui, helas.
- Mais ou est-ce que j'ai pu attraper une pareille saloperie ?
- C'est malheureusement hereditaire. Je ne dis pas cela pour tenter de vous consoler, mais c'est une maladie tres repandue dans le monde. Il est a craindre qu'elle ne soit pas vaincue de sitot. Ce qu'il faudrait, c'est rendre obligatoire la contraception pour tout le monde. Ce serait la seule prevention reellement efficace. Mais les gens ne sont pas murs. Ils forniquent a tire-larigot sans meme penser qu'ils risquent a tout moment de se reproduire, contribuant ainsi a l'extension de l'epidemie de vie qui frappe le monde depuis des lustres.
- Oui, bon, d'accord. Mais moi, en attendant, qu'est-ce que je peux faire pour attenuer mes souffrances ? J'ai mal docteur, j'ai mal.
- Avant l'issue finale, qui devrait se situer vers la fin de ce siecle, si tout va bien, vos troubles physiques et mentaux iront en s'aggravant de facon ineluctable. En ce qui concerne les premiers, il n'y a pas grand-chose a faire. Vous allez vous racornir, vous retrecir, vous coincer, vous durcir, vous fletrir. Vous allez perdre vos dents, vos cheuveux, vos yeux, vos oreilles, votre voix, vos muscles, votre prostate, vos lunettes, etc.
Moralement, de tres nombreuses personnes parviennent cependant a supporter assez bien la vie en s'agitant pour oublier. C'est ainsi que certains sont champions de course a pied, presidents de la republique, alcooliques ou choeurs de l'armee rouge. Autant d'occupation qui ne debouchent evidemment sur rien d'autre que sur la mort, mais qui peuvent apporter chez le malade une euphorie passagere, ou meme permanente, chez les imbeciles notamment.
- Et vous n'avez pas d'autre medication a me suggerer ?
- Il y a bien la religion : c'est une defense naturelle qui permet a ceux qui la possedent de supporter relativement bien la vie en s'auto-suggerant qu'elle a un sens et qu'ils sont immortels.
- Soyons serieux...
- Alors, je ne vois plus qu'un remede pour guerir de la vie. C'est le suicide.
- Ca fait mal ?
- Non, mais c'est mortel... Voila, voila. C'est deux cents francs.
- Deux cents francs ? C'est cher !
- C'est la vie.

Hmm

Rien a faire, je ne comprends pas comment doivent marcher les rapports humains, ou plutot ce qui cloche dans les miens, ce qui ne va pas avec moi, ce que je devrais changer, ce qui me pourris l'existence.

Les gens.

Soit je n'attends rien d'eux et je fais bien, il peut en creuver a la dizaine grand bien leur fasse. Bon j'en n'attends rien j'en recolte rien, je crois pas que c'est une sorte de relation interressante.

Soit j'en attends quelque chose. La automatiquement je suis decu. Je suppose que c'est normal, je dois bien etre decevant moi-meme. Pourtant je n'arrete pas de me prendre la tete pour faire plaisir, etre agreable du moins. Finalement la seule chose qui me separe d'un gland finit, un Charles Ingals croisé avec un nounours en guimauve, serait d'aimer tout et afficher un sourir beat. Parce que peut-etre qu'au final tout ce qui importe c'est mon attitude, mes sautes d'humeur, mes critiques et ma noirceur. Tout ce que j'essaie de faire pour les autres, ca n'a pas l'air de faire la moindre difference.

Alors quoi, quelle est la solution ? Etre une personne merveilleuse, toujours pret a aider, toujours heureuse pour aucune raison, rire de toutes les stupidites qu'on vous met sous les yeux, et puis encaisser les attaques, les fourberies pour ne pas dire les trahisons sans perdre son air guilleret ?
Je suis desole de voir les choses d'une facon si caricaturale, mais moi c'est l'impression que ca me donne.

Finalement les gens sociaux sont les gens qui se foutent le plus d'autrui. Ils ne donnent rien aux autres et n'attendent rien d'eux. Moi je vous hais tous autant que vous etes pour ce que vous representez, pour ce que vous faites et surtout pour ce que vous ne faites pas, pour les espoirs qui m'echaperont malgre moi jusqu'a ma mort et qui sont autant de faille dans lesquelles vous vous engouffres a la moindre occasion pour me decevoir alors que j'aimerais tant pouvoir vivre sans vous. Un jour je me vengerai.

Petite precision parce que cela fait belle lurette qu'aucune conversation ne s'engage ici, il ne s'est rien passe recemment, pas la peine d'y chercher une raison.

Ah oui, et puis conseil du jour, quand une personne a la subite envie de vous signifier toute son affection et a quel point vous comptez pour elle, preparez vous au pire, vous ne serrez pas decus.